Des vies d'oiseaux de Véronique Ovaldé

Publié le par Astazie

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Véronique Ovaldé nous entraîne de nouveau dans une ville inconnue, sise certainement en Amèrique Latine. Toujours ce pays imaginaire, où une jeune fille va convoler avec le prince charmant. Gustavo a épousé Vida en lui donnant la sécurité et la richesse.


" Le sol de la cuisine  est en grès, comme dans toute la maison . C'est une pierre étrange qui semble adapter sa tempèrature à la vôtre , Vida marche pieds nus, ce qui agace Gustavo, et elle sait parfaitement pourquoi cette habitude l'agace, il pense qu'elle lui vient de son enfance au village".


 Vida a vécu dans l'ombre de son mari. Leur fille Paloma est partie avec un mauvais garçon. Elle ne supportait plus la vie bourgeoise de ses parents.

Un jour, lors de leur absence, la villa a été occupée, rien n'a été dérobé. Gustavo appelle la police, et le lieutenant Taïbo vient constater qu'il y a eu occupation, mais étrange,sans effraction,  rien n'a été ni  cassé , ni volé.

 

Vida va rencontrer le lieutenant Taïbo, qui l'aidera à retrouver sa fille. Vida s'ennuie, mais va peu à peu reprendre goût à la vie, avec lui.


Les thèmes abordés dans ce livre sont  les relations  du couple, mère-fille . Véronique Ovaldé a su donner une originalité à ce roman. Tout est possible, parfois mystérieux, les lieux non définis. Le village d' Irigoy est la  cité natale de Vida et de l'ami de Paloma

 

Vida et Paloma sont deux "oiseaux", qui vont peu à peu aspirer à une autre vie. Les "vies d'oiseaux "sont des vies libres , qui s'échappent peu à peu de leur cage.

 

 


 

J'ai ajouté et regardé la vidéo, après avoir écrit ma critique. C'est le troisième livre que je lis de cet auteur, je continuerais à la suivre.

 

Quatrième de couverture :

 

« On peut considérer que ce fut grâce à son mari que madame Izarra rencontra le lieutenant Taïbo. Monsieur Izarra avait tenu à appeler le poste de police, un soir d’octobre 1997, malgré l’heure tardive et le caractère sans urgence de son appel, afin de déclarer qu’il leur semblait avoir été cambriolés mais que rien, et il avait insisté étrangement sur ce point, ne leur avait été dérobé. Taïbo, qui était d’astreinte ce soir-là, seul avec un livre sur Valerie Jean Solanas, se permettant de lire parce que justement il était seul et qu’il ne s’attirerait aucune réflexion désobligeante, avait […] demandé pourquoi ils en étaient venus à l’idée qu’ils avaient été cambriolés puisque rien ne manquait. Ce n’est pas qu’il désirait jouer sur les mots. Le lieutenant Taïbo était un homme qui se voulait précis. » Aussi, quand sa fille Paloma déserte la villa familiale, non pour mener une vie moins conventionnelle, mais pour la fuir elle, Vida Izzara se tourne tout naturellement vers l’enquêteur pour la retrouver. Véronique Ovaldé continue de révéler sa fascination pour la complexité des liens qui régissent les rapports mère-fille, la transmission et la notion d’héritage, le rapport à l’enfance, autant de thèmes qu’elle enrichit d’une poésie minutieuse et fantastique. C’est grâce à cette verve réaliste particulière que son style traduit les aspects de la vie avec une fraîcheur inimitable. Voilà le style d’un grand écrivain : apte à dissimuler sa perfection derrière une apparente simplicité.

 

Des vies d'oiseaux

Véronique Ovaldé

Editions de l'Olivier - 2011

ISBN : 97828798276

 

 

Publié dans Comité de lectures

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